La fin des vacances, le retour au boulot, mille et une activités et responsabilités. Pas une minute à moi pour m’évader sur le Web encore moins pour poster quoi que se soit. Mais hier soir en m’obligeant à visiter quelques-uns de mes blogues habituels, je suis tombée sur ce post . Le billet de cette jeune trentenaire a fait résonner quelque chose en moi. Elle met les mots sur le Tic tac que j’entends et surtout sur les contradictions qui s’y rattachent.

J’ai trente ans et je savoure chaque instant. Pour la première fois, j’ai la liberté émotive et financière d’aller où bon me semble. Pour la première fois, je me sens femme et j’adore chaque rondeur, chaque vague d’émotion qui accompagne ma féminité. Pour la première fois, j’ai l’impression de comprendre un peu mieux le monde qui m’entoure et même s’il me révolte très souvent, je vois de plus en plus sa beauté et ses merveilles. Pour la première fois, j’ai des moments de plénitude complets.
Pourtant, il y a une foutu horloge bien ancrée à l’intérieur de moi qui sonne l’heure… “Tic tac tic tac, c’est le moment d’enfanter”. “Tic tac tic tac, vite chaque mois tes chances de devenir maman s’amenuisent”.
Tic tac tic tac.
Cette horloge biologique me met les nerfs en boule. Nous sommes plusieurs à avoir étudié très (trop) longtemps. Et à trente ans on commence tout juste à vivre un peu à profiter des fruits de notre labeur. Ayant consacré toutes nos énergies à cogiter et à étudier, on commence tout juste à s’occuper un peu de nous.
Et quand on pense qu’on peut enfin se laisser porter par la vague, il y a une maudite horloge qui nous rappelle à l’ordre.
Dans les faits, je veux des enfants, j’en voudrais une horde si c’était possible. Mais, je voudrais bien attendre encore dix ans. Le temps de profiter de ma trentaine et de bien m’établir avec le papa. Le temps de me construire une carrière à la hauteur de mes espérances ou plutôt à la hauteur de ma dette étudiante! Le temps de…
Tic tac tic tac… entre-temps l’horloge continue de m’indiquer que du temps j’en ai de moins en moins.